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Historique des crues

Crue à Varangéville en 1947
Crue à Varangéville en 1947 - ©Mairie

Depuis la crue de 1983, plus de 1 300 arrêtés de catastrophe naturelle pour cause d’inondation ont été publiés sur le bassin versant de la Meurthe.

Quelques crues ayant marqué l’Histoire.

La crue des 25 et 26 décembre 1919

Elle est due à de fortes précipitations accompagnées d'un réchauffement et de fonte de neige (20 cm). Elle a causé la perte d’au moins une vie humaine, de nombreuses routes et voies ferrées étaient coupées, des usines ont dû fermer et de nombreuses habitations ont été inondées.

 

La crue de fin décembre 1947

Crue de référence pour de nombreux cours d’eau du bassin avec une période de retour au moins centennale.

Bien que de courte durée (une semaine), les dégâts sont exceptionnels (plus d’un milliard de francs) avec des pertes humaines et de nombreux blessés. A Nancy, 18 000 personnes sont sinistrées et 12 000 immeubles endommagés. Les lignes ferroviaires, les réseaux téléphoniques,  le réseau de distribution du gaz sont coupé.
Décembre 1947 a été exceptionnellement arrosé (entre deux et trois fois plus que la normale). Une bonne partie des précipitations antérieures à la crue s’est produite sous forme de chutes de neige en montagne : 40 à 50 cm de neige au dessus de 600 mètres dans les Vosges (80 cm au sommet). Les pluies n'ont été très fortes que sur une petite portion du massif. En deux jours plus de 200 mm sont tombés au sommet et sur le flanc nord-ouest, et de 90 à 100 mm sur le reste du bassin à l'amont de la confluence Moselle-Meurthe.

La crue d'avril 1983

Le total des pluies d'avril 1983 est à peu près le triple de la normale. Les descriptions des phénomènes d'avril 1983 et de décembre 1947 sont très semblables (pluie et fonte de neige).
L’ensemble des bas quartiers de Nancy et de son agglomération a dû être évacué, des digues ont cédé dans les Vosges, des chaussées se sont affaissées, les circulations routières et ferroviaires ont été particulièrement perturbées.

La crue de février 1990

Elle a principalement touché l’amont du bassin versant avec des caves inondées et surtout une coulée de boue qui emporte un camp forain dans le secteur de Saint Dié. Plus en amont, de gros dégâts matériels sont constatés sur toute la vallée avec en particulier une entreprise envahie par un fort courant suite à une rupture de digue, 120 employés se retrouvent alors au chômage technique.

 

La crue de janvier 2004

La Vezouze a atteint une côte record et causé des dégâts importants avec l’évacuation de nombreuses familles. A Blâmont, de nombreux commerces et maisons ont été inondées. Les dégâts s’étendent aussi du côté de Damelevières et Lunéville (confluence Vezouze – Meurthe).

 

La crue d'octobre 2006

Il s'agit de la dernière crue importante connue, avec un temps de retour supérieur à 20 ans sur la Mortagne et la Vezouze. Plus de 2 000 interventions de pompiers en 36 heures dans les Vosges, à Rambervillers (88 – Bassin Versant de la Mortagne), plus de 50 commerces sont sinistrés, 8 entreprises ont dû fermer et mettre leurs 250 employés au chômage technique. De nombreuses routes et voies ferrées sont coupées (en particulier la ligne Nancy – Epinal).

 

La crue de mai 2012

Cette crue concerne des affluents de la Meurthe (Grémillon, l’Amezule et le Prarupt) dans et aux environs de l’agglomération nancéienne. 103 mm/m² de pluie sont tombés en 4 heures, soit une intensité dont l’évaluation de la fréquence donne une période de retour de l’ordre de 200 ans.
Ces orages ont provoqué la crue des cours d’eau en raison du ruissellement et d’un environnement fortement imperméabilisé. Cette crue a fait un mort, plus de 110 entreprises touchées et des dégâts estimés à plus de 50 millions d'euros.

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